Le dimanche quand on est célibataire 

Qu’il rime avec virée au marché, balade, journée à binge-watcher Netflix ou à se prélasser sous la couette, le dimanche, quand on était en couple, on était occupée. Même quand le niveau d’activité frôlait celui de notre machine à yaourt enterrée dans un placard depuis dix ans, on ne voyait pas vraiment le temps passer avec un mec sous la patte. Maintenant, on se dit qu’il y a quand même beaucoup d’heures, dans une journée.

« Si on a été en couple très longtemps, c’est compliqué de se reconnecter à soi-même, de renouer avec des activités qui nous plaisent et qu’on a peut-être oubliées, admet Dolores Fernandez, psychologue-psychanalyste. Mais c’est dans la solitude positive que ces envies s’exprimeront  : on va retomber sur un bouquin qu’on veut lire, enfin accepter cette invitation d’une copine qui nous propose de tester la Zumba… Le désir pour soi va revenir tout seul. »

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Nouvelle tendance : le slow-dating

PRENDRE LE TEMPS ....enfin !

Exit Tinder et ses flots de profils qui défilent tous les jours sous votre pouce. Venu des Etats-Unis, le « slow dating » consiste à faire des rencontres amoureuses en prenant son temps et en découvrant lentement son prétendant. Même les applications pour Smartphone s’y mettent. Nous dirigeons-nous vers la fin de l’hypermarché du date ? Caroline Michel, spécialiste des rencontres sentimentales et auteure d’un guide pour célibataires décrypte cette tendance pour nous

Alors que le «  slow sexe » tend à faire son grand retour dans nos lits, la patience semble également s’inviter dans nos rencontres. En effet, les rencards express pourraient laisser place à un mode de séduction plus approfondi et plus humain. « On est dans une société de surconsommation et d’immédiateté donc cette nouvelle tendance va répondre à une demande de certains célibataires qui souhaitent ralentir le rythme des “matchs“ sur les applications de rencontres », explique Caroline Michel, auteure de « Cendrillon_75 cherche homme parfait »*.

amoureux

« L’avantage des rencontres plus lentes est de permettre aux célibataires de s’arrêter sur tous les détails d’un prétendant »

Preuve que ce mode de rencontre basé sur la patience a le vent en poupe, une nouvelle application, « Once », déjà lancée au Etats-Unis et en Belgique, débarque en France en octobre. Son principe est simple : prendre Tinder et consorts à contre-pied en ne proposant à ses utilisateurs qu’une seul profil par jour. Fini donc le déballage de prétendants qui se bousculent au portillon. « L’avantage de ce type de rencontre, plus lente, va permettre aux célibataires de s’arrêter sur tous les détails de l’autre : ses passions, son parcours, et plus seulement son physique, comme très souvent sur Tinder par exemple », précise Caroline Michel. Une tendance en laquelle Jean Meyer, le créateur de « Once » veut croire : l’homme veut séduire 500 000 utilisateurs français en trois mois. Les célibataires français et le « slow dating », un coup de foudre annoncé ? Pas si sûr.

« Les gens ne veulent plus être des produits hyper-consommables mais Tinder reste une habitude ancrée pour faire des rencontres »

Le « slow dating », vers un lent succès ?

Selon Caroline Michel, les célibataires français ont pris certains réflexes pour faire des rencontres sur leur Smartphone. « Les gens en ont marre d’être des produits hyper-consommables, mais il est fort possible que les utilisateurs gardent Tinder, une application bien ancrée dans les habitudes des célibataires en 2015. » Une habitude qui s’explique facilement selon elle. « Si le prétendant a un critère qui ne nous correspond pas, on le zappe ! De toute façon, il y a quinze autres “matchs“ qui attendent derrière. » A l’image du « slow dating », les célibataires français vont certainement, eux aussi, prendre leur temps pour découvrir cette nouvelle tendance.

* Sources : « Cendrillon_75 cherche homme parfait, ni gay, ni maqué », Caroline Michel, aux éditions First, 4,95€.

 

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Le parcours du combattant des trentenaires

Une piste de réflexion à partager avec vous : "Belles, intelligentes, épanouies, indépendantes, elles sont dans la fleur de l’âge, et rêvent de se poser. Formidables sur le papier, elles sont pourtant célibataires et peinent à trouver celui qui fera battre leur cœur".

Texte :  Estelle Dorsaz.

crapeau

"Je n’ai plus de nouvelles de Patrick. Il est aux abonnés absents depuis plus d’une semaine. Je crois que c’est foutu. Pourtant, je le sentais bien cette fois". Elodie, 35 ans

 "Samedi dernier, perchée sur sa chaise de bar, remuant nerveusement la paille de son Apérol Spritz, Elodie m’a raconté, dépitée, le dernier épisode de ses déboires amoureux. Elodie, a 35 ans, un diplôme d’ingénieur, un physique avantageux, une bonne situation, une vie sociable active et… perdu espoir. Depuis des mois, et même des années, elle est célibataire. Ni par obligation, ni par choix. Plutôt parce qu’elle ne trouve pas chaussure à son pied, ni même sandalette, en fait.

Des Elodies, il y en a des tonnes. Dans mon entourage, elles occupent les postes de responsable marketing, de prof d’anglais, de juriste, ou encore d’assistante de direction. Leur point commun ? Toutes ont passé le cap des trente ans et ont un CV long comme le bras mais pas de Jules à qui donner la main. Trop de concurrence, trop d’exigences, trop de pression, ou tout simplement trop tard, c’est quoi le problème ? 

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